Cairo's streets
Ulysse Baty - 08/12/2025.
Dans cette série de clichés du Caire, Ulysse Baty a cherché à capturer l'essence de la vie des habitants de la capitale égyptienne et de la richesse culturelle de cette dernière. Du ballet urbain à la cohabitation entre tradition et modernité, de la jeunesse débordante à l'informalité omniprésente, cette série nous plonge dans le quotidien de la mégalopole égyptienne et de celles et ceux qui l'animent au quotidien.
La fourmilière urbaine du Caire.

Dans les rues du Caire, le chaos semble régner de prime abord.
Voitures et minibus se succèdent, entrecoupées par le ballet des motos zigzaguant d’un bout à l’autre de la chaussée.
Pourtant, ce qui pourrait s’apparenter à une cohue, se révèle être une véritable chorégraphie urbaine au sein de laquelle piétons comme conducteurs se déplacent dans une harmonie urbaine propre aux cairotes, rythmée par l’écho des klaxons.



Réminiscences d'un autre temps.
Le Caire, paroxysme de la mégalopole tentaculaire, peut parfois sembler n’être qu’une jungle urbaine de béton. Entre ses innombrables immeubles d’habitations, souvent identiques, les pratiques du passé s’insèrent pourtant dans cette modernité urbaine, tempérant son caractère pesant et uniforme.
A dos d’âne ou à vélo, les transports qui semblent sortir d’une autre époque gardent leur place dans les rues parfois étouffantes du Caire. Cette coexistence entre tradition et modernité révèle une société profondément ancrée dans son histoire.
Une jeunesse débordante.
Les enfants font partie intégrante de la vie cairote (près de 40% de la population égyptienne a moins de 18 ans). Qu’ils jouent, conduisent ou travaillent, les enfants du Caire semblent grandir plus vite qu’ailleurs au gré des responsabilités, sans pour autant perdre leur joie de vivre et leurs rires.
Cette jeunesse incarne la vitalité de la population égyptienne et pourrait s’avérer être une véritable chance pour le pays, à condition de lui trouver des opportunités.




L'informalité comme normalité.

Des bibliothèques improvisées sur les trottoirs aux vendeurs de légumes qui se faufilent dans la circulation, le commerce informel bat son plein à chaque coin de rue. L’économie informelle, représentant près de 40% du PIB égyptien, est la principale source d’emploi pour les cairotes.
Ces micro-économies dépeignent une ville qui se caractérise par l'ingéniosité et la résilience de ses habitants, unis par des liens sociaux étroits.








